Angela Merkel au chevet de victimes de violences domestiques au Niger

Angela Merkel au chevet de victimes de violences domestiques au Niger
La Chancelière allemande Angela Merkel assise aux côtés de Mariam Moussa, présidente de l’ONG SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales

En visite au Niger, la chancelière allemande a rencontré des femmes et enfants victimes de violences domestiques.

Angela Merkel s’est rendue sur le chantier de la maison de l’espoir de l’ONG, SOS Femmes et enfants victimes de violences familiales. Le centre a une capacité de douze lits grâce à un financement allemand.

La chancelière allemande a rétrocédé à l’ONG son prix international pour l’égalité du genre initié par le gouvernement finlandais et décerné en décembre 2017. C’est une consécration pour l’organisation qui voit ses efforts récompensés après plus de 20 ans de lutte contre les violences.

Mariama Mouss est la présidente de l’organisation :

« Nous avons appuyé plus de 1500 survivantes ici au Niger dont des femmes victimes de violences physiques, de violences psychologiques, de violences sexuelles, le harcèlement sexuel et le viol et des femmes victimes d’abandon. »

Parmi les victimes venues témoigner devant la chancelière, Balkissa Chaibou Bissala, une jeune fille qui a failli être mariée à un richissime homme d’affaire d’un pays voisin à l’âge de 12 ans. Grâce à l’ONG, elle a pu être sauvée.

Aide psychologique

Balkissa est aujourd’hui étudiante en quatrième année de médecine. C’est un combat dans lequel elle est désormais engagée et elle a plaidé devant Angela Merkel la cause des femmes et enfants du Niger :

« Ils m’ont aidé sur tous les plans. Ils assistent aussi les femmes en difficulté sur le plan psychologique. Cela fait plus de sept ans que j’ai vécu cette histoire, mais il suffit juste d’en parler, et c’est comme si cela se passait aujourd’hui. »

La chancelière a choisi parmi plusieurs ONG de rétrocéder son prix à SOS Femmes et enfants victimes de violences familiales du Niger car, selon ses propres termes à l’époque, c’est une lumière d’espoir pour les femmes et les filles affectées par la violence au Niger.

Deutche Welle

« Les plateformes multifonctionnelles, sont des outils d’autonomisation de la femme » selon l’ONG Sos Femmes et Enfants Victimes de Violence Familiale

« Les plateformes multifonctionnelles, sont des outils d’autonomisation de la femme » selon l’ONG Sos Femmes et Enfants Victimes de Violence Familiale
Photo de famille avec les femmes de la localité de Djangorey

Le mariage précoce, les arrangements entre famille pour donner en mariage, ces maux continuent de miner la plupart des régions du Niger. Dans le département de Say, les autorités administratives, les leaders religieux, et aussi les pairs éducateurs, bref les différents acteurs sont d’accord pour freiner le mariage de la jeune fille à travers son maintien à l’école. L’ONG SOS Femmes et Enfants Victimes de Violence Familiale (FEVVF) était aux côtés des populations de la commune urbaine de Say et du village de Djangoré pour une fois encore sensibiliser les populations sur l’importance de maintenir les jeunes filles à l’école.

Placé sous le thème : « les plateformes multifonctionnelles, outils d’autonomisation de la femme », cette activité s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la journée nationale de la femme. Sur un financement de l’ONG Internationale  Oxfam ; outre l’ONG Sos FEVVF cette activité est Co-pilotée par : Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la protection de l’Enfant, l’Agence Nigérienne pour le Bien- Etre Familiale(ANBEF). Dans son allocution, Mariama Moussa la présidente de l’ONG Sos FEVVF rappelle que «nous devons nous engager beaucoup plus dans la scolarisation de la jeune fille ». Un engagement qui nécessite des efforts et aussi de la volonté de la part de différents acteurs.

Ce 18 mai à Say, cette volonté a été traduite par la présence du préfet de la localité ainsi que de différentes autorités déconcentrées de l’Etat. A travers chants et plaidoyers, les jeunes du département de Say ont clamé l’importance de l’autonomisation de la femme qui passe avant tout par l’éducation de la jeune fille.

C’est le cas d’une des jeunes filles qui s’est fondu en larme devant les autorités et responsables d’ONG présentent à la cérémonie. Une émotion qui rappelle à chacune des personnalités présentent que l’heure est cruciale, et que plus d’actions doivent être menées.

Après la cérémonie officielle du lancement dans les locaux de la commune de Say, la délégation s’est aussitôt rendue à Djangoré, une localité située à quelques kilomètres de la mairie.  Là c’est les sages du village, l’imam, les pairs éducateurs, les femmes qui  ont accueilli la délégation qui a animé des panels sur les thèmes du mariage et aussi des acquis des jeunes par rapport aux campagnes précédentes, précisément la campagne « Marriage no Child’s play » c’est-à-dire le mariage n’est pas un jeu d’enfant. A travers des séances de groupes de travail par thématique,  les populations on fait ressortir les leçons tirées de cette campagne et aussi les insuffisances. Comme le témoignage des jeunes de la région via ce reportage.

 

Au Niger, l’autonomisation de la femme fait partie des priorités du gouvernement et aussi des partenaires techniques et financiers. Si des efforts considérables ont été réalisés ces dernières années, il faut noter aussi que des femmes vivant à l’intérieur du pays sont confrontés à des défis énormes d’émancipation. Une émancipation féminine qui ne peut être possible que par l’éducation à travers la scolarisation jeune fille à l’école  et son maintien jusqu’à l’âge de 18 ans.

 

SEM « Ole Andreas Lindeman » ambassadeur du Norvège au Niger en visite au siège de l’ONG SOS FEVVF

SEM « Ole Andreas Lindeman » ambassadeur du Norvège au Niger en visite au siège de l’ONG SOS FEVVF

L’ambassadeur du royaume de Norvège au Sahel, SEM Ole Andreas Lindeman résidant au Mali et responsable des relations diplomatiques du Niger  avait visité les locaux de l’ONG SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales (FEVVF). C’était le 22 janvier 2019.

Le royaume Norvégien est au côté de la société civile Nigérienne pour la lutte contre la violence faites aux femmes et enfants. Ce qui justifie cette implication du royaume aux cotés de l’ONG SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales (FEVVF). Pour rappel les relations diplomatiques entre le Niger et la Norvège sont gérées par la nouvelle ambassade basée à Bamako au Mali Voisin.

Visite d’ « Ismael Mbengue » nouveau représentant pays de l’UNFPA (Fond des Nations pour la Population) au siège de l’ONG SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales (FEVVF)

Visite d’ « Ismael Mbengue » nouveau représentant pays de l’UNFPA (Fond des Nations pour la Population) au siège de l’ONG SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales (FEVVF)

L’année 2018 s’est achevée au siège de l’ONG avec une visite de marque. C’est dans la matinée du 17 décembre 2018, Ismael Mbengue le nouveau représentant pays du Fond des Nations pour la Population (UNFPA) au Niger a visité le centre d’accueil et le siège  de l’ONG SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales (FEVVF).

Cette visite intervient quelques jours après la visite des responsables de l’ONG au nouveau représentant nouvellement à son poste. Entre autres objectifs de cette visite, permettre au nouveau représentant de juger le résultat des actions menées par l’ONG et s’acquérir de nouveaux  défis de la structure. Au Niger l’ONG SOS FEVVF grâce à l’appui de ses partenaires, parmi lesquels le Fond des Nations pour la Population intervient dans plusieurs localités du Niger et accompagne plusieurs femmes et enfants victimes de violences

Si cette visite du nouveau représentant pays du Fond des Nations pour la Population (UNFPA) au Niger est signe d’une forte considération renouvelée par nos bailleurs.

ONG Sos Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiale(FEVVF) :Parcours et Historique

ONG Sos Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiale(FEVVF) :Parcours et Historique

Qui sommes-nous?

  • L’ONG SOS « Femmes et Enfants Victimes de Violence Familiale » est une structure créée en 1998 par un groupe de  femmes et d’hommes soucieux des conditions de vie que mènent leurs sœurs tant en milieu rural qu’en milieu urbain. Elle entend donner aux femmes nigériennes le droit à l’initiative et à la prise de responsabilité face aux discriminations et violences dont elles sont victimes.

L’ONG SOS FEVVF a pour mission de contribuer à la lutte contre toutes les formes de violence familiale en vue de promouvoir l’harmonie au sein des familles.

L’ONG SOS FEVVF dispose d’une banque de compétences mobilisables en fonction des sollicitations, des sphères de compétences, des expertises et de la disponibilité des experts à travers des contrats et conventions de prestations de services.

 

L’ONG SOS FEVVF a une couverture nationale et possède dans chacune de ses zones d’intervention une gamme de relais communautaires formés et encadrés qui mènent des activités intégrées, d’information et de sensibilisation, en matière de lutte contre les violences basées sur le genre.

 

L’ONG SOS FEVVF dispose d’une maison d’hébergement temporaire des survivantes des VBG.

 

L’ONG SOS FEVVF a initiée la Première Edition de la Semaine Nationale de mobilisation et d’action sur la réduction des risques liés aux violences faites aux femmes et aux filles au Niger du 19 au 25 Novembre 2017.

Lauréat du 1er Prix international sur l’égalité de genre remis par la Chancelière Allemande Angèla Merkel le 06 mars 2018 en Finlande
Lauréat du 1er Prix international sur l’égalité de genre remis par la Chancelière Allemande Angèla Merkel le 06 mars 2018 en Finlande

L’ONG SOS FEVVF assure :

  • Le soutien direct aux femmes et enfants victimes de violence ou en situation de détresse
  • Une réponse globale et adaptée aux besoins des femmes en situation de détresse (ou femmes et enfants victimes de violence),
  • Le renforcement des capacités des intervenants œuvrant auprès des victimes
  • Renforcer les capacités des intervenants œuvrant auprès des femmes et enfants victimes de violence ou en situation de détresse
  • La promotion et la défense des droits et libertés des femmes et des enfants au sein de la société
  • La défense des droits et libertés des femmes et enfants dans les différentes sphères de la vie collective

Grâce à son dispositif et l’appui de ses partenaires, L’ONG SOS FEVVF a démontré sa capacité d’asseoir une expertise à travers un paquet de réalisations sur le terrain dont entre autres :

Dialogue communautaire dans la localité de kongou (Ouest Niamey capitale du Niger).Avec l’appui de la coopération suisse.
Dialogue communautaire dans la localité de kongou (Ouest Niamey capitale du Niger).Avec l’appui de la coopération suisse.
  • Programme de mise en place de centres de prise en charge des victimes de violence basée sur le genre dans les régions du pays.

Ce programme a débuté en 2011 par la mise en place dans les régions d’un dispositif de dépistage, d’accueil et de prise en charge des femmes et enfants victimes de violence. Il s’agit des actions conduisant à fournir une assistance matérielle et technique : médicale, juridique, psychologique, l’hébergement temporaire sécurisé et la réinsertion socio-économique des survivantes de violence basée sur le genre.

  • Mise en œuvre d’un projet de lutte contre le mariage précoce dans la région de Tillabéry (Say, Téra et Torodi) intitulé : Le Mariage n’est pas un jeu d’enfants (Mariage not childs play)

Le Niger présente le taux de mariages d’enfants le plus élevé au monde. Face à une telle situation préoccupante, l’ONG SOS FEVVF met en œuvre avec l’appui financier de Oxfam un programme de 05 ans allant de 2016 à 2020 avec comme objectif de contribuer à la création d’un environnement favorable, où les jeunes et  adolescents sont en mesure de décider si et quand se marier et poursuivre  une sexualité responsable avec des services adéquats.

Capacité de plaidoyer

L’ONG FEVVF est reconnu au Niger comme une référence dans le domaine des violences basées sur le genre, à ce titre, elle a bénéficiée de plusieurs témoignages officiels de satisfaction décernés par : le Gouverneur de la région de Zinder en septembre 2007 et la Ministre de la promotion de la femme et de la protection de l’enfant le 13 Mai 2007.

Grace au dynamisme et aux efforts de l’ONG, sa présidente a été sacrée lauréate du trophée « femme en devenir » TIFAA 2010 et lauréate du trophée « 8 femmes 8 Mars » initié par la radio et télévision privée TAMBARA ou étoile de la femme.

Mme Moussa Mariama ;présidente de l’Association SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiale
Mme Moussa Mariama ;présidente de l’Association SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiale
  • Elle est aussi citée comme pionnière en matière de lutte contre les violences  faites aux femmes et aux enfants dans le livre sur les 100 femmes  du NIGER édité Par le Fond des Nations Unies pour la Population (UNFPA).
  • Elle a été lauréate du prix international WOMEN FOR CHANGE 2014 de la Fondation ORANGE (NB : voir fondation orange.com/Women for change 2014.)
  • L’ONG SOS FEVVF est lauréate d’un Trophée et d’une Distinction honorifique de la Délégation de l’Union Européenne au Niger à l’occasion de la Journée International de Femme du 8 mars 2017 en tant qu’organisation active dans le domaine de la défense des droits de la femme et de l’enfant.
  • L’ONG SOS FEVVF est lauréate du Trophée de meilleurs acteurs de  développement au Niger au mois de décembre 2017.
  • L’ONG SOS FEVVF est bénéficiaire de la Première Maison Digitale au profit des femmes et des filles victimes de violence financée par la Fondation Orange.
  • L’ONG SOS FEVVF est récipiendaire du 1er Prix International sur l’Egalité de Genre(IGEP) au mois de mars 2018 en Finlande. Ce prix traduit la reconnaissance par la Chancelière Allemande ANGELA MERKEL et le Gouvernement Finlandais de la persévérance et de l’excellence déployés par l’ONG SOS « Femme et Enfant  Victimes de Violence Familiale » dans la lutte contre les discriminations et les inégalités de genre  dont sont victimes les femmes et les enfants au Niger.

 

 

conséquences des violence faites aux femmes

conséquences des violence faites aux femmes

Historiquement et socialement les violences sont presque toujours présentées comme une fatalité, comme inhérentes à la condition humaine, antécédentes à toute histoire personnelle, ou comme justifiées au nom de l’éducation, de l’amour, de la sécurité, du rendement, de l’économie, etc., alors qu’elles ne sont ni « naturelles », ni légitimes, ni logiques, ni cohérentes, que ce soit par rapport au contexte où elles se produisent, ou par rapport à la victime. En effet, elles sont « construites » pour répondre à une demande de confort psychique et physique d’agresseurs qui eux s’octroient le privilège d’avoir recours à des violences qu’ils n’ont pas le droit de commettre. Les agresseurs s’autorisent à transgresser une loi universelle à laquelle ils ne se soumettent pas. En hors-la-loi et en imposteurs, ils se revendiquent comme étant d’une autre essence, et ils adhérent à une vision du monde profondément inégalitaire où la loi du plus fort pourrait, en toute injustice, régner à leur avantage. Il est essentiel, à la fois au niveau des pouvoirs publics et au niveau de chaque citoyen, qu’une réelle prise de conscience de ce fléau se fasse.

.les types de violences faites aux femme

Violences faites aux femmes

L’éventail des types de violences faites aux femmes vont des insultes à des blessures corporelles extrêmement graves, voire même au meurtre. Le but de l’agresseur est d’utiliser son pouvoir physique, économique ou tout autre pouvoir afin de dominer la victime et de faire en sorte qu’elle soit dans une position d’impuissance. La violence faite aux femmes peut se manifester sous l’une ou deux ou plusieurs des formes suivantes :

La violence psychologique :

Insultes ou sarcasmes humiliants traitant la victime de nulle, paresseuse, grosse, laide ou stupide, lui dicter comment elle doit s’habiller, menacer de se suicider ou de lui enlever les enfants, la surveiller, être jaloux sans fondement, l’empêcher de voir sa famille ou ses ami(e)s, maltraiter l’animal de la maison, détruire des objets précieux ou à valeur sentimentale.

Abus économique :

Retenir ou prendre l’argent de la victime, dépenser de façon frivole alors que les enfants ont besoin de choses nécessaires, faire tous les achats importants, l’empêcher d’avoir accès aux comptes en banque et l’empêcher d’obtenir ou de conserver un emploi.

La violence sexuelle :

Avoir des relations sexuelles forcées avec la victime, l’obliger à participer à des actes sexuels déplaisants ou douloureux, l’exposer au SIDA ou à d’autres maladies transmissibles sexuellement, refuser d’utiliser ou de permettre à la victime d’utiliser une méthode de contraception.

violence spirituelle :

Ridiculiser ou punir la victime à cause de ses croyances religieuses ou culturelles, l’empêcher d’observer les pratiques de sa religion ou l’obliger à respecter d’autres pratiques religieuses

violence physique :

C’est le type de violence le plus fréquent au Niger. A titre d’exemple nous avons : Gifler la victime, lui donner des volées de coups de poing ou de coups de pieds, la pousser, l’égorger, la brûler, la mordre, la pousser en bas des escaliers, la frapper ou la couper avec un couteau, tirer sur elle avec une arme ou la frapper avec un objet.

La violence politique :

L’assujettissement de la femme a la pression du mari en ce qui concerne le vote et/ou a l’assentiment du mari pour faire partie d’une association ou des groupes d’intérêt économiques ou simplement pour participer aux activités de la communauté.

Les conséquences chez la femme et l’enfant

La violence au sein du couple a une incidence majeure sur la santé des femmes et détruit psychologiquement l’enfant témoin, que ce soit du fait des blessures provoquées ou des affections chroniques qu’elle peut engendrer. Les coups reçus, l’état de tension, de peur et d’angoisse dans lequel elles sont maintenues par leur agresseur, ont de graves conséquences et sont à l’origine de troubles très variés.
-Le divorce : les problèmes de coulpe tel que les violences psychologiques sont généralement à la base des divorces, et très souvent à l’origine des conflits entre les familles des conjoins.
-Les lésions traumatiques : sont une conséquence de la violence physique et sont souvent multiples, d’âge différent et de nature très variée. Érosions, ecchymoses, hématomes, contusions, plaies, brûlures, morsures, traces de strangulation, mais aussi fractures, sont les principales lésions retrouvées.
-Les pathologies chroniques : Toutes les pathologies chroniques nécessitant un traitement continu et un suivi régulier sont susceptibles d’être déséquilibrées ou aggravées par les violences que ce soit des affections pulmonaires (asthme, bronchites chroniques, insuffisance respiratoire), des affections cardiaques (angine de poitrine, insuffisance cardiaque, hypertension artérielle), ou des troubles métaboliques (diabète). Il peut être difficile pour la femme de suivre son traitement ou de consulter, du fait de son asthénie, de son mauvais état de santé physique, d’un état dépressif ou parce que son mari contrôle ses faits et gestes et l’en empêche.
-Les décès : Les violences conjugales entrainent souvent des blessures mortelles qui peuvent provoqués le décès dus à des pathologies en lien avec la violence. Mais en ce qui concerne l’ONG FEVVF aucun cas de décès n’a été enregistré.
-La gynécologie : Les violences sexuelles elles-mêmes ou l’impact des autres formes de violences sur l’image que la femme a de son propre corps entraînent divers troubles gynécologiques :
Lésions traumatiques périnéales lors de rapports accompagnés de violences ;
Infections génitales et urinaires à répétition, maladies sexuellement transmissibles (MST), infections à chlamydia responsables de salpingites et de stérilités ultérieures, infections à Papilloma virus (HPV) dont on connaît la fréquence et qui sont responsables de condylomes vénériens très contagieux et, dans certaines variétés (HPV 16 et 18), de lésions du col utérin pouvant conduire à un cancer, enfin transmission du VIH ;
-L’obstétrique : La grossesse est un cas particulier. Tous les auteurs considèrent qu’elle est un facteur déclenchant ou aggravant.
-La pédiatrie : La violence dont l’enfant est témoin a les mêmes effets sur lui que s’il en était victime. Lors des scènes de violences, les enfants adoptent différentes attitudes : la fuite, l’observation silencieuse ou l’intervention. Ils développent un fort sentiment de culpabilité, d’autant plus que le père les utilise comme moyen de pression et de chantage. Ils ont parfois un comportement d’adultes et peuvent se sentir investis d’un rôle de protection vis-à-vis de leur mère. Ils prennent parfois partie pour l’un des deux parent.