SEM « Ole Andreas Lindeman » ambassadeur du Norvège au Niger en visite au siège de l’ONG SOS FEVVF

SEM « Ole Andreas Lindeman » ambassadeur du Norvège au Niger en visite au siège de l’ONG SOS FEVVF

L’ambassadeur du royaume de Norvège au Sahel, SEM Ole Andreas Lindeman résidant au Mali et responsable des relations diplomatiques du Niger  avait visité les locaux de l’ONG SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales (FEVVF). C’était le 22 janvier 2019.

Cette visite a été marquée par deux points essentiels qui sont :

  • La visite du nouveau centre d’accueil de l’ONG situé à quelques Kilomètres du siège de l’ONG. (Un centre construit grâce à un appui financier du royaume Nigérien)
  • La visite du siège de L’ONG SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales (FEVVF). En effet il est important aux bailleurs de s’informer et de vérifier la destination des fonds des fonds alloués à des projets extérieurs

C’est d’ailleurs la raison de cette visite de SEM Ole Andreas Lindeman ambassadeur du royaume de Norvège. Au cours de cette visite les échanges étaient basés sur les activités de l’ONG et les ambitions futures de celles-ci.

Le royaume Norvégien est au côté de la société civile Nigérienne pour la lutte contre la violence faites aux femmes et enfants. Ce qui justifie cette implication du royaume aux cotés de l’ONG SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales (FEVVF). Pour rappel les relations diplomatiques entre le Niger et la Norvège et le Niger sont gérée par la nouvelle ambassade basée à Bamako au Mali Voisin.

Visite d’ « Ismael Mbengue » nouveau représentant pays de l’UNFPA (Fond des Nations pour la Population) au siège de l’ONG SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales (FEVVF)

Visite d’ « Ismael Mbengue » nouveau représentant pays de l’UNFPA (Fond des Nations pour la Population) au siège de l’ONG SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales (FEVVF)

L’année 2018 s’est achevée au siège de l’ONG avec une visite de marque. C’est dans la matinée du 17 décembre 2018, Ismael Mbengue le nouveau représentant pays du Fond des Nations pour la Population (UNFPA) au Niger a visité le centre d’accueil et le siège  de l’ONG SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales (FEVVF).

Cette visite intervient quelques jours après la visite des responsables de l’ONG au nouveau représentant nouvellement à son poste. Entre autres objectif de cette visite, permettre au nouveau représentant de juger le résultat des actions menées par l’ONG et s’acquérir de nouveaux  défis de la structure. Au Niger l’ONG SOS FEVVF grâce à l’appui de ses partenaires, parmi lesquels le Fond des Nations pour la Population intervient dans plusieurs localités du Niger et accompagne plusieurs femmes et enfants victimes de violences

Si cette visite du nouveau représentant pays du Fond des Nations pour la Population (UNFPA) au Niger est signe d’une forte considération renouvelée par nos bailleurs.

ONG Sos Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiale(FEVVF) :Parcours et Historique

ONG Sos Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiale(FEVVF) :Parcours et Historique

Qui sommes-nous?

  • L’ONG SOS « Femmes et Enfants Victimes de Violence Familiale » est une structure créée en 1998 par un groupe de  femmes et d’hommes soucieux des conditions de vie que mènent leurs sœurs tant en milieu rural qu’en milieu urbain. Elle entend donner aux femmes nigériennes le droit à l’initiative et à la prise de responsabilité face aux discriminations et violences dont elles sont victimes.

L’ONG SOS FEVVF a pour mission de contribuer à la lutte contre toutes les formes de violence familiale en vue de promouvoir l’harmonie au sein des familles.

L’ONG SOS FEVVF dispose d’une banque de compétences mobilisables en fonction des sollicitations, des sphères de compétences, des expertises et de la disponibilité des experts à travers des contrats et conventions de prestations de services.

 

L’ONG SOS FEVVF a une couverture nationale et possède dans chacune de ses zones d’intervention une gamme de relais communautaires formés et encadrés qui mènent des activités intégrées, d’information et de sensibilisation, en matière de lutte contre les violences basées sur le genre.

 

L’ONG SOS FEVVF dispose d’une maison d’hébergement temporaire des survivantes des VBG.

 

L’ONG SOS FEVVF a initiée la Première Edition de la Semaine Nationale de mobilisation et d’action sur la réduction des risques liés aux violences faites aux femmes et aux filles au Niger du 19 au 25 Novembre 2017.

Lauréat du 1er Prix international sur l’égalité de genre remis par la Chancelière Allemande Angèla Merkel le 06 mars 2018 en Finlande
Lauréat du 1er Prix international sur l’égalité de genre remis par la Chancelière Allemande Angèla Merkel le 06 mars 2018 en Finlande

L’ONG SOS FEVVF assure :

  • Le soutien direct aux femmes et enfants victimes de violence ou en situation de détresse
  • Une réponse globale et adaptée aux besoins des femmes en situation de détresse (ou femmes et enfants victimes de violence),
  • Le renforcement des capacités des intervenants œuvrant auprès des victimes
  • Renforcer les capacités des intervenants œuvrant auprès des femmes et enfants victimes de violence ou en situation de détresse
  • La promotion et la défense des droits et libertés des femmes et des enfants au sein de la société
  • La défense des droits et libertés des femmes et enfants dans les différentes sphères de la vie collective

Grâce à son dispositif et l’appui de ses partenaires, L’ONG SOS FEVVF a démontré sa capacité d’asseoir une expertise à travers un paquet de réalisations sur le terrain dont entre autres :

Dialogue communautaire dans la localité de kongou (Ouest Niamey capitale du Niger).Avec l’appui de la coopération suisse.
Dialogue communautaire dans la localité de kongou (Ouest Niamey capitale du Niger).Avec l’appui de la coopération suisse.
  • Programme de mise en place de centres de prise en charge des victimes de violence basée sur le genre dans les régions du pays.

Ce programme a débuté en 2011 par la mise en place dans les régions d’un dispositif de dépistage, d’accueil et de prise en charge des femmes et enfants victimes de violence. Il s’agit des actions conduisant à fournir une assistance matérielle et technique : médicale, juridique, psychologique, l’hébergement temporaire sécurisé et la réinsertion socio-économique des survivantes de violence basée sur le genre.

  • Mise en œuvre d’un projet de lutte contre le mariage précoce dans la région de Tillabéry (Say, Téra et Torodi) intitulé : Le Mariage n’est pas un jeu d’enfants (Mariage not childs play)

Le Niger présente le taux de mariages d’enfants le plus élevé au monde. Face à une telle situation préoccupante, l’ONG SOS FEVVF met en œuvre avec l’appui financier de Oxfam un programme de 05 ans allant de 2016 à 2020 avec comme objectif de contribuer à la création d’un environnement favorable, où les jeunes et  adolescents sont en mesure de décider si et quand se marier et poursuivre  une sexualité responsable avec des services adéquats.

Capacité de plaidoyer

L’ONG FEVVF est reconnu au Niger comme une référence dans le domaine des violences basées sur le genre, à ce titre, elle a bénéficiée de plusieurs témoignages officiels de satisfaction décernés par : le Gouverneur de la région de Zinder en septembre 2007 et la Ministre de la promotion de la femme et de la protection de l’enfant le 13 Mai 2007.

Grace au dynamisme et aux efforts de l’ONG, sa présidente a été sacrée lauréate du trophée « femme en devenir » TIFAA 2010 et lauréate du trophée « 8 femmes 8 Mars » initié par la radio et télévision privée TAMBARA ou étoile de la femme.

Mme Moussa Mariama ;présidente de l’Association SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiale
Mme Moussa Mariama ;présidente de l’Association SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiale
  • Elle est aussi citée comme pionnière en matière de lutte contre les violences  faites aux femmes et aux enfants dans le livre sur les 100 femmes  du NIGER édité Par le Fond des Nations Unies pour la Population (UNFPA).
  • Elle a été lauréate du prix international WOMEN FOR CHANGE 2014 de la Fondation ORANGE (NB : voir fondation orange.com/Women for change 2014.)
  • L’ONG SOS FEVVF est lauréate d’un Trophée et d’une Distinction honorifique de la Délégation de l’Union Européenne au Niger à l’occasion de la Journée International de Femme du 8 mars 2017 en tant qu’organisation active dans le domaine de la défense des droits de la femme et de l’enfant.
  • L’ONG SOS FEVVF est lauréate du Trophée de meilleurs acteurs de  développement au Niger au mois de décembre 2017.
  • L’ONG SOS FEVVF est bénéficiaire de la Première Maison Digitale au profit des femmes et des filles victimes de violence financée par la Fondation Orange.
  • L’ONG SOS FEVVF est récipiendaire du 1er Prix International sur l’Egalité de Genre(IGEP) au mois de mars 2018 en Finlande. Ce prix traduit la reconnaissance par la Chancelière Allemande ANGELA MERKEL et le Gouvernement Finlandais de la persévérance et de l’excellence déployés par l’ONG SOS « Femme et Enfant  Victimes de Violence Familiale » dans la lutte contre les discriminations et les inégalités de genre  dont sont victimes les femmes et les enfants au Niger.

 

 

conséquences des violence faites aux femmes

conséquences des violence faites aux femmes

Historiquement et socialement les violences sont presque toujours présentées comme une fatalité, comme inhérentes à la condition humaine, antécédentes à toute histoire personnelle, ou comme justifiées au nom de l’éducation, de l’amour, de la sécurité, du rendement, de l’économie, etc., alors qu’elles ne sont ni « naturelles », ni légitimes, ni logiques, ni cohérentes, que ce soit par rapport au contexte où elles se produisent, ou par rapport à la victime. En effet, elles sont « construites » pour répondre à une demande de confort psychique et physique d’agresseurs qui eux s’octroient le privilège d’avoir recours à des violences qu’ils n’ont pas le droit de commettre. Les agresseurs s’autorisent à transgresser une loi universelle à laquelle ils ne se soumettent pas. En hors-la-loi et en imposteurs, ils se revendiquent comme étant d’une autre essence, et ils adhérent à une vision du monde profondément inégalitaire où la loi du plus fort pourrait, en toute injustice, régner à leur avantage. Il est essentiel, à la fois au niveau des pouvoirs publics et au niveau de chaque citoyen, qu’une réelle prise de conscience de ce fléau se fasse.

.les types de violences faites aux femme

Violences faites aux femmes

L’éventail des types de violences faites aux femmes vont des insultes à des blessures corporelles extrêmement graves, voire même au meurtre. Le but de l’agresseur est d’utiliser son pouvoir physique, économique ou tout autre pouvoir afin de dominer la victime et de faire en sorte qu’elle soit dans une position d’impuissance. La violence faite aux femmes peut se manifester sous l’une ou deux ou plusieurs des formes suivantes :

La violence psychologique :

Insultes ou sarcasmes humiliants traitant la victime de nulle, paresseuse, grosse, laide ou stupide, lui dicter comment elle doit s’habiller, menacer de se suicider ou de lui enlever les enfants, la surveiller, être jaloux sans fondement, l’empêcher de voir sa famille ou ses ami(e)s, maltraiter l’animal de la maison, détruire des objets précieux ou à valeur sentimentale.

Abus économique :

Retenir ou prendre l’argent de la victime, dépenser de façon frivole alors que les enfants ont besoin de choses nécessaires, faire tous les achats importants, l’empêcher d’avoir accès aux comptes en banque et l’empêcher d’obtenir ou de conserver un emploi.

La violence sexuelle :

Avoir des relations sexuelles forcées avec la victime, l’obliger à participer à des actes sexuels déplaisants ou douloureux, l’exposer au SIDA ou à d’autres maladies transmissibles sexuellement, refuser d’utiliser ou de permettre à la victime d’utiliser une méthode de contraception.

violence spirituelle :

Ridiculiser ou punir la victime à cause de ses croyances religieuses ou culturelles, l’empêcher d’observer les pratiques de sa religion ou l’obliger à respecter d’autres pratiques religieuses

violence physique :

C’est le type de violence le plus fréquent au Niger. A titre d’exemple nous avons : Gifler la victime, lui donner des volées de coups de poing ou de coups de pieds, la pousser, l’égorger, la brûler, la mordre, la pousser en bas des escaliers, la frapper ou la couper avec un couteau, tirer sur elle avec une arme ou la frapper avec un objet.

La violence politique :

L’assujettissement de la femme a la pression du mari en ce qui concerne le vote et/ou a l’assentiment du mari pour faire partie d’une association ou des groupes d’intérêt économiques ou simplement pour participer aux activités de la communauté.

Les conséquences chez la femme et l’enfant

La violence au sein du couple a une incidence majeure sur la santé des femmes et détruit psychologiquement l’enfant témoin, que ce soit du fait des blessures provoquées ou des affections chroniques qu’elle peut engendrer. Les coups reçus, l’état de tension, de peur et d’angoisse dans lequel elles sont maintenues par leur agresseur, ont de graves conséquences et sont à l’origine de troubles très variés.
-Le divorce : les problèmes de coulpe tel que les violences psychologiques sont généralement à la base des divorces, et très souvent à l’origine des conflits entre les familles des conjoins.
-Les lésions traumatiques : sont une conséquence de la violence physique et sont souvent multiples, d’âge différent et de nature très variée. Érosions, ecchymoses, hématomes, contusions, plaies, brûlures, morsures, traces de strangulation, mais aussi fractures, sont les principales lésions retrouvées.
-Les pathologies chroniques : Toutes les pathologies chroniques nécessitant un traitement continu et un suivi régulier sont susceptibles d’être déséquilibrées ou aggravées par les violences que ce soit des affections pulmonaires (asthme, bronchites chroniques, insuffisance respiratoire), des affections cardiaques (angine de poitrine, insuffisance cardiaque, hypertension artérielle), ou des troubles métaboliques (diabète). Il peut être difficile pour la femme de suivre son traitement ou de consulter, du fait de son asthénie, de son mauvais état de santé physique, d’un état dépressif ou parce que son mari contrôle ses faits et gestes et l’en empêche.
-Les décès : Les violences conjugales entrainent souvent des blessures mortelles qui peuvent provoqués le décès dus à des pathologies en lien avec la violence. Mais en ce qui concerne l’ONG FEVVF aucun cas de décès n’a été enregistré.
-La gynécologie : Les violences sexuelles elles-mêmes ou l’impact des autres formes de violences sur l’image que la femme a de son propre corps entraînent divers troubles gynécologiques :
Lésions traumatiques périnéales lors de rapports accompagnés de violences ;
Infections génitales et urinaires à répétition, maladies sexuellement transmissibles (MST), infections à chlamydia responsables de salpingites et de stérilités ultérieures, infections à Papilloma virus (HPV) dont on connaît la fréquence et qui sont responsables de condylomes vénériens très contagieux et, dans certaines variétés (HPV 16 et 18), de lésions du col utérin pouvant conduire à un cancer, enfin transmission du VIH ;
-L’obstétrique : La grossesse est un cas particulier. Tous les auteurs considèrent qu’elle est un facteur déclenchant ou aggravant.
-La pédiatrie : La violence dont l’enfant est témoin a les mêmes effets sur lui que s’il en était victime. Lors des scènes de violences, les enfants adoptent différentes attitudes : la fuite, l’observation silencieuse ou l’intervention. Ils développent un fort sentiment de culpabilité, d’autant plus que le père les utilise comme moyen de pression et de chantage. Ils ont parfois un comportement d’adultes et peuvent se sentir investis d’un rôle de protection vis-à-vis de leur mère. Ils prennent parfois partie pour l’un des deux parent.

Action

Action

Les axes d’intervention de SOS FEVVF

1. Les actions de prévention

Dans le domaine de la prévention l’ONG SOS FEVVF initie des dialogues communautaires
qui sont des cadres d’échanges d’idées, d’analyse de perception et d’orientation sur la
problématique des violences basées sur le genre (VBG) entre plusieurs générations et
couches sociales au sein des communautés. Une fois le phénomène, ses causes,
conséquences victimes et auteurs reconnus, les membres des communautés s’engagent et
décident d’actions à mettre en œuvre en vue de l’élimination des VBG, cela se traduira par
un plan d’action qui sera suivi par l’ONG en vue de sa mise en œuvre efficace.
Ces actions visent à :
 Augmenter le niveau de connaissance des différents public qui composent la
communauté (grand public, victimes, auteurs, décideurs, prestataires) sur :
o les Violences Basées sur le Genre dans toute leur composante et impacts sur
les individus et la communauté.
o Le caractère intolérable des VBG, la nécessité d’en parler et les voies de
recours en cas d’incident VBG

 Identifier des actions prioritaires réalisables en vue de prévenir les risque de VB BG
dans la communauté (les propositions d’action tiennent compte des valeurs
anciennes positives) et les traduire dans un plan d’action communautaire

2. Les actions de prise en charge

Après plusieurs années d’intervention à travers : l’information, la formation des
publics/acteurs, les plaidoyers, l’ONG SOS FEVVF a entrepris depuis 2011 une expérience
en matière de prise en charge holistique des victimes de VBG à travers la mise en place de
centres de prise en charge. Il s’agit des actions conduisant à fournir une assistance
matérielle et technique, médicale, juridique et psychologique aux femmes et enfants en
situation de violence.
Les objectifs de ce projet sont les suivants :
 Renforcer les capacités d’intervention du centre de référence ;
 Assurer une prise en charge effective des victimes qui font recours au centre ;
 Faire la collecte et l’actualisation des données sur les victimes de VBG;
 Renforcer le système de référence et de contre-référence des victimes de VBG ;
 Promouvoir une collaboration efficace entre les structures impliquées dans la prise en
charge des victimes de VBG.
 Le centre de prise en charge est ouvert dans les locaux de l’ONG SOS-FEVVF.
 La disponibilité d’une assistante sociale est prévue pour accueillir toute victime de
VBG. Suite à ce premier entretien, il peut y avoir de la conciliation ou une évolution

vers les autres étapes de la prise en charge. Suivi de la victime par un psychologue
au besoin.
 En cas de nécessité la victime peut-être hébergée au centre et prise en charge
pendant 48 heures;
 Lorsque la victime présente un problème de santé, le centre envoi la victime dans un
centre de santé où les coûts liés aux soins sont pris en charge.
 En cas de conflit nécessitant un appui juridique/judiciaire, les frais liés à la prestation
d’un cabinet d’avocat sont pris en charge;
Enfin une victime en situation d’extrême vulnérabilité peut formuler une demande d’appui en
vue de son insertion sociale et économique.

3. Les actions de renforcement des capacités des acteurs

Le renforcement des capacités vise à outiller les intervenants en matière de lutte aux
violences faites aux femmes et aux enfants: les acteurs de première ligne, (pólice,
gendarmerie, agents de santé et magistrats) les leaders traditionnels et religieux afín qu’ils
puissent mieux prendre en compte les compétences acquises dans leur travail.
Le rôle de ces derniers est primordial quand on sait que les questions de violence faites aux
femmes intègrent et impliquent souvent plusieurs dimensions à la fois. Il s’agit de la
dimension sociale, psychologique, sanitaire, juridique et économique. Pour traiter et
gérer ces violences il va sans dire que toutes les dimensions doivent être prises en compte
et les acteurs y intervenant travailler en synergie pour assurer la durabilité dans le
changement souhaité.

4. Des actions de Plaidoyer

Le plaidoyer comme «une série coordonnée d’actions dont l’objectif est de changer les
positions, les politiques ou les programmes des gouvernements, des institutions ou
des organisations.»
Partout où un changement doit s’implanter – à l’interne comme à l’externe – le plaidoyer a
un rôle important à jouer. Car le plaidoyer procède toujours d’une situation de départ
insatisfaisante qu’il faut changer afin d’aboutir à une situation d’arrivée qui plus satisfaisante.

Activité

Activité

Les projets récents mis en œuvre par SOS FEVVF
PROJET: MARRIAGE NOT CHILD PLAY FINANCE PAR OXFAM

Le Niger présente le taux de mariages d’enfants le plus élevé au monde. 59 % de toutes les jeunes filles de 15 à 19 ans y sont actuellement mariées ou en union, ce taux atteignant même 70,4 % en zones rurales. Outre le mariage précoce, qui est le lot d’une majorité des jeunes filles du Niger, l’activité sexuelle et la maternité commencent aussi à l’adolescence pour bon nombre d’entre elles (presque exclusivement dans le cadre du mariage) : 65,4 % des jeunes filles de 15 à 19 ans mariées ou ayant été mariées déclarent avoir porté ou donné naissance à un enfant, contre 0,8 % des jeunes filles ne s’étant jamais mariées. Au niveau national, 40 % des jeunes filles de 15 à 19 ans déclarent avoir déjà porté ou donné naissance à un enfant. Presque toutes les jeunes filles de 15 à 19 ans qui sont sexuellement actives sont mariées.
Ce programme est mis en œuvre sur le terrain par Oxfam en partenariat avec deux organisations locales à savoir l’Association Nigérienne pour le Bien Etre familial (ANBEF) et SOS Femmes et Enfants Victimes de Violences Familiales (SOS FEVVF) et concerne 32 villages des départements de Tera, Torodi, Say et Bankillaré.

Objectif global du projet

Contribuer à la création d’un environnement favorable, où les jeunes et adolescents sont en mesure de décider si et quand se marier et poursuivre une sexualité responsable avec des services adéquats.

Objectifs de changement

1.  Apporter aux adolescents mariés ou risquant de l’être – en particulier les filles – une éducation aux aptitudes de la vie quotidienne, à la sexualité et aux DSR, et leur donner accès à des groupes de soutien.
2.  Fournir des alternatives au mariage d’enfants et atténuer l’impact subi par les filles mariées en améliorant l’accès à l’éducation et le maintien des filles à l’école par l’amélioration de la sécurité dans les écoles, la prévention de l’abandon de scolarité et la suppression des barrières financières (p.ex. liens avec des programmes incitatifs).
3.  Améliorer l’accès aux opportunités économiques et génératrices de revenus pour les filles en leurs familles en fournissant aux filles une éducation financière pour augmenter leur capacité et leur pouvoir de décision financier.
4.  Améliorer l’accès à de meilleurs systèmes de protection de l’enfance pour les filles mariées ou risquant de l’être, afin que des mesures préventives et réactives soient prises.
5.  Accroître l’accès à des services de santé sexuelle et reproductive (SSR) adaptés aux jeunes et de qualité (disponibles, abordables, acceptables et appropriés) pour les jeunes mariés et non-mariés.
6.  Contribuer à changer les normes sociales qui perpétuent la pratique du mariage d’enfants, en se basant sur des recherches formatives et en menant des activités de sensibilisation, de dialogue communautaire et de soutien à la mobilisation sociale et à l’action collective.
7.  Influencer les cadres légaux et politiques : renforcer les partenaires et les réseaux pour mener un dialogue politique et plaider collectivement auprès des décideurs pour l’élaboration, l’adaptation et l’application de lois, de politiques et de plans d’action intersectoriels qui réduisent la pratique du mariage d’enfants.
La semaine de mobilisation et d’actions sur la réduction des risques lies aux violences faites aux femmes et aux filles
• Une banalisation du phénomène par les différents publics ;
• Une méconnaissance par les victimes des voies de recours ;
• Une faible prise en compte de la problématique par les décideurs.
Tels sont les trois (03) points sur lesquels il faut travailler pour réduire la prévalence du phénomène de violence faite aux Femmes et aux Filles,
C’est ainsi que l’ONG SOS FEVVF, sur la base de ses expériences sur le terrain, s’est engagé dans une réflexion sur les meilleures stratégies à suivre pour combattre le problème des violences basées sur le genre, fortement ancré dans les traditions et dans la normalité de la vie des communautés.
Pionnière en matière de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, forts de ses efforts en termes de plaidoyer national sur les droits des femmes et des enfants, SOS FEVVF, a décidé de profiter de cette 1ère édition de la semaine de Mobilisation et d’actions sur la réduction des risques lies aux violences faites aux femmes et aux filles pour se faire entendre à travers cette semaine au cours de laquelle plusieurs activités ont été menées . Fidèle à sa mission de lutte contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des enfants, l’ONG SOS Femme et Enfant Victimes de Violence Familiale a initié la 1ère Edition de La Semaine Nationale De Mobilisation et d’actions sur la réduction des risques Lies Aux Violences Faites Aux Femmes Et Aux Filles Au Niger, avec les appuis financiers de la Coopération Luxembourgeoise et de la Coopération Suisse au Niger.
Projet « Maison Digitale 2017 » International
L’objectif général du projet est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des personnes vulnérables au Niger.
L’objectif spécifique est de renforcer les capacités de 20 femmes et de 10 Jeunes filles victimes de violence familiale à Niamey à travers une formation en informatique (traitement de texte, tableur, internet, réseaux sociaux, PowerPoint…)
Résultat attendu à la fin de la formation
20 femmes et 10 jeunes filles sont formées à l’utilisation de l’outil informatique (traitement de texte, tableur, internet, réseaux sociaux, PowerPoint…) et sont capables de les utiliser dans leurs activités quotidiennes.